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800 salariés de l’enseigne Mim bientôt à la porte

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800 salariés de l’enseigne Mim bientôt à la porte

Soulagement ou presque pour Mim, l’enseigne française de boutiques de vêtements à petit prix. En effet, le tribunal de commerce de Bobigny vient d’approuver une offre de reprise du groupe, placé depuis une année en redressement judiciaire. Cependant, l’offre en question risque de mettre près de 800 salariés de la marque à la porte. Pour ces derniers, c’est la douche froide après avoir espéré une meilleure solution qui permet à l’entreprise de sortir de sa crise.

Une lourde dette et un retard sur la concurrence 

Dépassée par un marché très actif, notamment avec des géants comme Zara et H&M, l’enseigne Mim s’est retrouvée à la touche après quarante ans d’activité. La marque française n’a pas pu s’adapter à l’émergence de la « fast fashion » et le changement rapide des collections, comme le font les grandes enseignes. Autre que les problèmes de renouvellement de sa gamme produit, Mim a vu sa stratégie de petit prix s’affaiblir à cause de l’implantation de Primark en France en 2013.

De ce fait, l’enseigne a accumulé les dettes arrivant aujourd’hui à un total de dettes de 60 millions d’euros tout en enregistrant un déficit de 9 millions d’euros sur l’exercice 2015-2016 pour un total de chiffre d’affaires de 150 millions d’euros. Pour les employés de Mim, l’enseigne a souffert de la mauvaise gestion de son principal actionnaire, le chinois Main Asia qui a racheté la marque en 2014 et qui n’a pas su conserver les valeurs de la marque, à savoir une bonne qualité à des petits prix.

Redressement judiciaire et liquidation partielle 

Depuis le mois de novembre dernier, le tribunal de commerce de Bobigny a placé Mim en redressement judiciaire avec le fort risque d’aboutir à une liquidation, du moins partielle. Pour l’administrateur judiciaire« la situation n’était pas convenable pour l’entreprise qui avait trop de dettes à régler dans un petit temps ». En outre, il a expliqué que la liquidation se fait lorsqu’il n y’a aucune offre de reprise suffisante pour sauver l’entreprise.

Cependant, trois  offres ont été présentées au tribunal de Bobigny pour le rachat de Mim et après discussion, le juge a choisi celle du consortium formé par Tally Weijl et Etam. Une offre qui pourrait condamner la situation de 799 salariés parmi les 1078 employés des différents magasins de la marque qui peuvent se retrouver en chômage. Le motif est que le futur repreneur n’allait reprendre que 71 magasins sur les 233 points de vente de l’enseigne sur toute la France.

Du coté des salariés, ils espéraient que le tribunal allait opter pour l’offre du groupe familial Clementy qui proposait le rachat de 230 points de vente ce qui garantissait le maintien de 90% des emplois (tous les CDI auraient été sauvés), mais le tribunal l’a estimé insuffisante au niveau des garanties financières présentées.

 

 

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